Georges Badin

Biographie

Le jardin était grand, d’arbres nombreux, et les fleurs blanches de magnolia parvenaient jusqu’à la fenêtre. Le 13 mars 1927, à Céret, sa naissance.

Il écrit d’abord. Ses textes paraissent dans Les Cahiers du Sud, au Mercure de France, dans d’autres revues, et le Mercure publie deux livres, en 1966 et 1968. La page ne sera jamais pour lui une surface inerte ni un lieu convenu : elle sert, comme servira plus tard la toile libre.

De 1967 à 1986, il dirige le musée d’art moderne de Céret.

En 1968, il co-fonde le mouvement Textruction. De 1970 à 1974, il confronte sur la toile la couleur et les lignes d’écriture, dans une lutte que Jean-Noël Vuarnet nommera « une peinture lettrée ». Suit, jusqu’en 1984, une période abstraite où se lit déjà le principe d’intermittence : la couleur pure par taches, opposée à ce qui est son envers.

Puis la limite elle-même devient le sujet. Ni figuration, ni refus du signe : l’illimité des sujets.

Les livres

Le travail avec les écrivains court sur quarante ans. Michel Butor d’abord, et le plus longtemps — Le Jardin catalan, poèmes manuscrits et peintures originales, en est le livre le plus connu. Puis Jacqueline Risset, Alain Borer, Robert Marteau, Guy Goffette, Georges-Emmanuel Clancier, Pierre Bergounioux, Patrick Chamoiseau, Lionel Ray, Salah Stétié, Hubert Lucot, Dominique Sampiero, Joël Bastard, Emmanuel Merle, Armand Dupuy. Avec les peintres aussi : Jean Capdeville, Hervé Fischer, Christian Jaccard, Claude Viallat.

Expositions

Ses toiles sont montrées à Paris à partir des années 1980, notamment à la galerie Berthet-Aittouarès, à la galerie Lucie Weill & Seligmann et à la galerie Nicolas Deman ; à Liège de 1981 à 1983 ; à la galerie Åkern, en Norvège, en 2007 ; à la Maison de la Catalanité, à Perpignan, en 2011.

Il meurt à Céret le 23 novembre 2014.

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